Question n°41

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Question n°41

Message par Mathias le Jeu 20 Mai - 12:34

Quelles sont les origines de l’hétéroploïdie ou de l’aneuploïdie, les variantes possibles et les conséquences au niveau de la fertilité ou du comportement biologique des individus?



Les orthoploïdes : le nombre chromosomique est normal (haploïdes chez les haplontes, diploïdes chez les diplontes)

Les anorthoploïdes : le nombre chromosomique est anormal



L’hétéroploïdie ou l’aneuploïdie est une mutation et plus particulièrement une modification du NOMBRE de chromosomes dans le génome.



ORIGINES

Anomalies de la mitose ou de la méiose.

Les chromatides ou les chromosomes n’arrivent pas à se séparer ou n’arrivent à se séparer que tardivement ou encore lorsque la formation du fuseau est irrégulière ou incomplète, la métaphase ou l’anaphase est anormale. Ces anomalies de la mitose ou de la méiose peuvent être spontanées - elles sont fréquentes lors de la division mitotique ou méiotique des triploïdes – ou provoquées par des chocs thermiques, des radiations, des ultrasons, etc...



VARIANTES

Hétéroploïde ou aneuploïde est tout nombre de chromosomes supérieur ou inférieur au

nombre orthoploïde, en dehors de la série des euploïdes.

· Hyperploïdie ou polysomie : addition hétéroploïdique (n+1 ... n+3 ... chez les haplontes; 2n+1 ... 2n+3 ... chez les diplontes).

· Hypoploïdie ou oligosomie : soustraction hétéroploïdique (n-1 ... n-3 ... chez les haplontes; 2n-1 ... 2n-3 ... chez les diplontes).





CONSEQUENCES AU NIVEAU DE LA FERTILITE OU DU COMPORTEMENT BIOLOGIQUE DES INDIVIDUS





Descendance d’un trisomique :
diploïde, trisomique ou
tétrasomique


Descendance d’un monosomique:
Diploïde, monosomique ou
disomique


Par exemple chez Drosophila, la perte d’un des chromosomes de la paire IV est tolérée. Les

monosomiques sont plus petits, leur viabilité est réduite, leur durée de développement prolongée de deux à quatre jours, les yeux et les soies sont anormaux.

Chez Homo, la monosomie d’un autosome est toujours létale; il y a avortement spontané du foetus à un stade plus ou moins avancé de l’embryogénèse.

Il apparaît donc que, d’une manière générale, seule la monosomie de petits chromosomes ou la délétion de faibles parties de chromosomes, est tolérée.



Un excès de matériel génétique, quoique menant à des phénotypes plus ou moins anormaux, affecte moins la viabilité qu’une perte de matériel génétique.



Il apparaît que l’information génétique supplémentaire des trisomiques mène à une production d’enzymes ou de protéines de structure supérieure à la normale. On peut donc admettre que la présence supplémentaire d’un ou de fragment(s) de chromosomes conduit à quelque déséquilibre dans l’une ou l’autre chaîne essentielle de biosynthèse.





Exemple chez les végétaux :

Chez les végétaux, par contre, et plus spécialement chez les végétaux polyploïdes, l’aneuploïde paraît en général être plus facilement toléré. Triticum vulgare (2n=42) est un hexaploïde dont les chromosomes s’apparient deux par deux lors de la méiose. SEARS (1954), à partir de la variété Chinese Spring de cette espèce, a obtenu les 21 mono- et les 21 trisomiques possibles. De plus, à partir des trisomiques, il a obtenu la série complète des tétrasomiques, et par autofécondation des monosomiques, la série complète des nullisomiques, dans lesquels une paire d’homologues est entièrement perdue. Cultivés dans des conditions favorables, tétra-, tri- et monosomiques ne se distinguent guère de la variété Chinese Spring. Les nullisomiques, encore que de vigueur et de fertilité réduites, survivent tous jusqu’à la maturité. Cette aptitude remarquable à perdre ou à gagner des chromosomes n’a sans doute d’autre explication que l’origine polyploïde de Triticum vulgare

Mathias
Invité


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